Daniel Smith prêt à écrire un nouveau chapitre alors que Simon Fraser rejoint les rangs de U SPORTS
Aux yeux de Daniel Smith, l’adhésion de l’Université Simon Fraser à U SPORTS représente bien plus qu’un simple changement du cadre de compétition.
C’est avant tout une occasion de mettre en valeur la qualité du basketball universitaire canadien.
« C’est grandement sous-estimé », a affirmé Smith.
« Ce que les gens ne réalisent pas quand il s’agit de U SPORTS et du basketball canadien en général, c’est que nous avons des athlètes remarquables, super talentueux, qui connaissent profondément ce sport et qui, dans l’ensemble, sont super compétitifs ».
Originaire de Winnipeg, Smith fera partie des étudiants-athlètes qui aideront Simon Fraser à inaugurer une nouvelle ère après que l’université eut été acceptée en tant que 59e membre de U SPORTS. À compter de 2027, les Red Leafs joueront dans l’Association Canada Ouest après avoir passé plus d’une décennie dans la NCAA, signalant ainsi leur retour dans le sport universitaire canadien après avoir auparavant évolué dans U SPORTS de 2000 à 2010.
C’est là un changement que Smith accepte avec plaisir.
D’autant plus qu’il a lui-même déjà goûté à ce niveau de compétition, lui qui a fait partie du système universitaire canadien par le passé avec l’Université Carleton avant d’obtenir son transfert à Simon Fraser.
« J’en appris davantage sur moi-même et j’ai évolué comme personne mentalement et physiquement, a-t-il indiqué. J’ai gagné en force et appris à jouer de façon plus intelligente, je me suis amélioré à tous les niveaux au basketball. »
Le parcours de Smith au basketball a commencé un peu plus d’une décennie plus tôt dans sa ville d’origine de Winnipeg.
Quand un ami lui a fait découvrir ce sport à l’âge de neuf ans, il a vite réalisé que c’était une activité qui le passionnait. Puis, quand il était en neuvième année, il a établi des objectifs plus clairs.
« Je voulais y faire carrière, a-t-il déclaré. Je me suis dit que j’irais à l’université pour jouer au basketball et que j’irais ensuite dans les rangs professionnels ».
L’aspect qui l’attirait tout particulièrement à l’époque l’attire tout autant à l’heure actuelle.
« J’adore la compétition, a-t-il dit. Le basketball est l’un des sports les plus compétitifs qui soient ».
Il accorde cependant tout autant d’importance aux liens qu’il a pu tisser en pratiquant son sport.
« Quand tu te joins à une équipe, c’est comme une confrérie, a-t-il noté. La majorité des amis que j’ai aujourd’hui sont d’anciens coéquipiers. Ce sont des amitiés qui durent une vie ».
Le nombre d’amis a continué d’augmenter à son arrivée à Simon Fraser.
Ses débuts dans un nouveau programme auraient pu s’avérer une expérience intimidante, mais Smith affirme que la phase de transition a été facilitée par la présence de coéquipiers et d’entraîneurs qui l’ont immédiatement accueilli à bras ouvert dans la communauté des Red Leafs.
« Tout le monde était super sympathique et accueillant, a-t-il fait savoir. C’est une équipe où il y a un très fort esprit de famille ».
C’est aussi une expérience qui l’a amené à devoir relever quelques défis sur le plan personnel.
De nature introvertie, Smith a déclaré que le fait d’aller s’installer à l’autre bout du pays l’a forcé à sortir de sa zone de confort, à établir des liens plus solides et à se faire entendre davantage sur le terrain et dans le vestiaire en tant que vétéran au sein de l’équipe.
« J’ai appris à échanger avec un plus grand nombre de personnes », a-t-il dit.
Sur le terrain, il a fallu qu’il accepte de jouer un rôle de leader.
Smith se décrit comme une personne qui donne avant tout l’exemple, que ce soit en étant celui qui travaille le plus fort au gymnase ou bien en agissant comme mentor auprès de coéquipiers plus jeunes dans les exercices.
« Je m’entraîne avec eux et je leur montre comment faire les exercices que j’ai appris à faire pendant ma carrière, a-t-il indiqué. Tout ce dont ils ont vraiment besoin, j’essaie de les aider du mieux que je peux ».
Son désir d’aider comme mentor s’étend au-delà du basketball.
Étudiant en psychologie, Smith affirme que son programme d’études lui a permis de mieux comprendre les gens et l’a conforté dans son désir d’aider les autres, et ce, pendant et après sa carrière de joueur.
« Tu en apprends tellement sur toi-même et sur les autres », a-t-il constaté.
Après avoir fait carrière à titre de joueur de basketball professionnel, Smith espère revenir en salle de classe en tant qu’enseignant.
« Je veux redonner et aider d’une manière ou d’une autre », a-t-il affirmé.
C’est là une façon de voir les choses qu’il a héritée de sa famille.
« Ma famille est très généreuse, a-t-il déclaré. Mes frères et ma mère sont toujours en train d’aider les autres ».
Sa mère, tout particulièrement, est l’une de ses plus grandes sources d’inspiration.
Bien qu’elle n’ait pas eu l’occasion de le regarder jouer en personne depuis qu’il a quitté Winnipeg alors qu’il était à l’école secondaire, elle suit tous ses matchs de loin.
« Ma mère regarde tous les matchs », a-t-il souligné.
Son soutien a façonné la façon dont il définit le succès.
« Je veux être assez à l’aise financièrement pour subvenir à mes propres besoins et à ceux d’autres personnes aussi, a-t-il dit. Je veux rendre les gens heureux. Je veux donner un coup de main quand c’est possible ».
C’est cette même perspective des choses qui l’a aidé à relever toutes sortes de défis tout au long de sa carrière au basketball, notamment quand il était blessé.
Actuellement en voie de se remettre d’un mal qui l’a gardé à l’écart du jeu pendant plusieurs mois, Smith a appris à considérer des écueils du genre comme des occasions d’évoluer.
« J’ai fait face à plusieurs défis et j’ai transformé tout ça en apprentissages », a-t-il affirmé.
Le conseil qu’il donnerait aux plus jeunes athlètes est d’ailleurs ancré dans ce qu’il a vécu à ce titre.
« Rêvez grand, a-t-il lancé. Ne laissez personne gâcher votre rêve et votre vision d’avenir ».
Alors que Simon Fraser va bientôt réintégrer U SPORTS, Smith estime que le basketball universitaire canadien s’apprête à vivre des moments emballants.
Il mentionne la croissance que connaît la Ligue élite canadienne de basketball, la visibilité accrue du basketball féminin et le plus grand nombre d’occasions qu’on offre désormais aux jeunes athlètes un peu partout au pays.
« Juste le fait de pouvoir représenter et contribuer à la croissance de U SPORTS et du basketball canadien en général, c’est vraiment une très belle occasion, a-t-il noté. Je suis content de pouvoir continuer à aider le basketball au Canada à évoluer et à montrer au reste du monde ce que nous sommes capables de faire ».
