Gage Grassick: L’étoile de l’Université de la Saskatchewan et athlète de l’année de U SPORTS inspirée par son équipe et sa communauté
Que ce soit au moment de s’entraîner tôt le matin ou de jouer devant des gradins bondés du gymnase du PAC, Gage Grassick adore vivre au rythme du sport universitaire.
La joueuse de l’équipe féminine de basketball des Huskies de l’Université de la Saskatchewan, qui est reconnue pour son niveau d’intensité sur le terrain et sa modestie en dehors, affirme que son cheminement a toujours été bien plus qu’une question de sport.
« Je n’ai jamais perdu la passion d’être physiquement active, de faire partie d’une équipe composée de personnes qui travaillent vers le même but, a indiqué Grassick. C’est cet esprit de camaraderie qui m’a donné la motivation de continuer d’avancer ».
Cet engagement en matière d’excellence et de leadership a été reconnu ce printemps quand Grassick a remporté le prix Lois et Doug Mitchell d’athlète de l’année de U SPORTS 2025, un honneur décerné à la meilleure athlète du sport universitaire féminin au pays.
Cette récompense est venue couronner une année faste pour Grassick et les Huskies, qui ont raflé la médaille d’or du volet féminin du Tournoi 8 Ultime de basketball de U SPORTS INDOCHINO 2024-2025 à Vancouver au moyen d’une victoire de 85-66 contre les championnes en titre, les Ravens de Carleton.
« Ça me touche profondément, a-t-elle affirmé. Je partage ce prix avec mes coéquipières, mes entraîneures, ma famille, tout le monde qui m’a soutenue en cours de route. Ça va bien au-delà de moi ».
Plus jeune, Grassick se tournait rarement les pouces puisqu’elle pratiquait plusieurs sports. Ses parents la conduisaient d’une activité à l’autre un peu partout dans la communauté. Cette immersion dans l’univers du sport lui a permis de développer plusieurs de ses qualités actuelles, comme la détermination et le sens de la discipline.
« Ils en ont parcouru, des milles, juste pour me permettre de jouer, a-t-elle raconté. Ça m’a motivée à essayer de nouvelles choses et à continuer de repousser mes limites ».
L’amour qu’éprouve Grassick pour le basketball a pris naissance à un jeune âge. Elle se souvient des frissons qu’elle a ressentis à ses premiers matchs importants à l’école secondaire, du sentiment d’appartenance qu’elle ressentait alors au moment de se présenter sur le terrain.
« Il y a quelque chose de spécial à se retrouver au cœur de l’action, sous les projecteurs, entourée de tes coéquipières, de tes entraîneurs, de ta communauté – je ne m’en lasse jamais », a-t-elle indiqué.
Ce lien avec la communauté est profond. Grassick a parlé avec émotion du soutien que l’Université de la Saskatchewan reçoit pendant les éliminatoires de l’Association Canada Ouest, évoquant notamment l’ambiance électrique qui est présente pendant les matchs à domicile, disputés à guichets fermés.
« Tu le sens dans ta cage thoracique quand la foule se met de la partie, a-t-elle affirmé. C’est une sensation irréelle d’obtenir ce genre de soutien. Et ensuite, après le match, quand tu serres la main des partisans, des jeunes filles et des membres de la communauté qui sont venus nous encourager, c’est puissant comme sentiment ».
Les moments du genre ont été nombreux au cours de la saison 2024-2025 des Huskies et Grassick attribue les succès de l’équipe à ses coéquipières.
« Je n’ai jamais fait partie d’une équipe qui compte un aussi grand nombre d’athlètes talentueuses, a-t-elle déclaré. Ça te motive à vouloir devenir meilleure, à en faire plus, pas seulement pour moi-même, mais aussi pour tout le monde qui m’entoure ».
Grassick affirme que ces moments-là représentent des souvenirs aussi marquants que les victoires.
« Les entraînements à six heures du matin, les séances de conditionnement physique l’été, l’effort qu’il faut mettre durant les exercices particulièrement difficiles… En y repensant, on réalise que c’est ça qui nous a menées jusqu’ici, a-t-elle noté. Ce sont des moments que personne ne voit, mais ce sont les moments les plus importants ».
Elle estime que les Huskies sont en voie de bâtir quelque chose de spécial, pas seulement en termes de résultats, mais aussi au plan de la mentalité et de la culture.
« Nous avons tellement de potentiel. Nous nous poussons et nous nous soutenons les unes les autres et c’est ce qui fait la différence. C’est une équipe composée d’athlètes qui veulent non seulement être percutantes sur le terrain à l’échelle nationale, mais aussi dans nos communautés ».
Ce sentiment d’avoir un but et une utilité au-delà du terrain est ce qui motive Grassick. Elle se dit inspirée de voir les femmes prendre plus de place dans le sport, autant dans le cadre des compétitions qu’en coulisses.
« C’est tellement inspirant de voir des gens, des femmes surtout, s’impliquer dans le sport de différentes façons, a-t-elle déclaré. Cela va au-delà de l’implication comme athlète, c’est aussi pour contribuer, être entraîneure, organiser, faire du mentorat. C’est ce qui mène à de réels changements ».
Grassick espère que la prochaine génération se sentira motivée et outillée pour suivre ces traces.
« Il y a encore cette idée fausse que le sport masculin a plus d’importance. Toutefois, je veux contribuer à changer cette façon de voir les choses, a-t-elle souligné. C’est important d’être une bonne représentante de son sport. Je veux que les jeunes filles nous voient et pensent, ‘Je peux faire ça moi aussi’ ».
Alors qu’elle s’apprête à vivre sa dernière année, Grassick savoure tous les aspects que le sport universitaire a à lui offrir, notamment les occasions d’afficher du leadership, de disputer des compétitions de haut niveau et d’avoir un impact au sein de la communauté.
« Faire partie du sport universitaire, c’est quelque chose d’extraordinaire, a-t-elle affirmé. Ça te permet d’évoluer comme joueuse et comme personne. Tu apprends les notions de sacrifice, de persévérance et de participation à quelque chose de plus grand que soi ».
