Kai Edmonds en voie de laisser un héritage durable avec l’équipe de hockey de TMU
Le poste de gardien de but a toujours fasciné Kai Edmonds et pour une bien bonne raison, puisqu’il donne au joueur qui l’occupe l’occasion de transformer l’allure d’un match.
« C’est l’occasion d’être le héros », souligne celui qui protège le filet du Bold de TMU.
« C’est différent des autres positions. Tu as la possibilité de faire une énorme différence dans les résultats qu’obtient ton équipe ».
L’athlète originaire d’Ottawa a enfilé les jambières de gardien pour la première fois quand il allait à l’école en troisième année, inspiré à le faire par son frère aîné et les heures innombrables passées à jouer au mini-hockey au sous-sol. Sa participation à des écoles de gardien et à des camps d’été ont jeté les bases d’une carrière qui lui a déjà permis de jouer pour l’équipe d’une école privée aux États-Unis, de disputer trois saisons dans la Ligue de l’Ontario avec Barrie et Mississauga et de remporter deux médailles d’or avec Équipe Canada à l’échelle internationale à l’occasion des Jeux mondiaux universitaires de la FISU de 2023 à Lake Placid et de 2025 à Turin.
Le parcours d’Edmonds au hockey l’a mené à bien des endroits avant qu’il se retrouve au centre-ville de Toronto. Après avoir quitté la maison pour étudier dans une école privée à Westminster, au Connecticut, il a joué dans la Ligue de l’Ontario pendant trois saisons, puis il a tenté sa chance dans les rangs professionnels avant de s’engager avec TMU.
Il garde encore de vifs souvenirs de ses premières journées avec le Bold.
« Faire connaissance avec les gars et faire le tour du campus avec mon colocataire, juste à explorer les lieux, c’est ce dont je me souviens le plus », indique-t-il.
Au sujet de sa carrière dans les rangs universitaires jusqu’ici, Edmonds dit adorer l’occasion de jouer dans l’historique Mattamy Athletic Centre, qu’on appelait autrefois le Maple Leaf Gardens.
« C’est un aréna extraordinaire », affirme-t-il.
« Nous nous faisons tous un point d’honneur de laisser le programme en meilleur état qu’il l’était au moment de notre arrivée ».
Edmonds a particulièrement apprécié la stabilité que lui a offert le Bold.
« TMU m’a donné un endroit où j’ai pu trouver mes repères sur la patinoire », dit-il.
« J’ai eu l’occasion de montrer ce que je peux faire et de connaître un certain succès ».
Selon Edmonds, la recette pour réussir comme gardien de but dépend tout autant de la préparation mentale que physique.
« Être gardien, c’est probablement 80 pour cent mental et 20 pour cent physique », assure-t-il.
La visualisation est un outil dont il se sert régulièrement pour être fin prêt, en plus de tâcher de se rappeler l’importance de certains aspects du jeu, comme par exemple être à l’affût des retours de tir, bien suivre la rondelle et rester combatif.
« Au lieu de penser à tout, je choisis deux ou trois éléments et je me concentre là-dessus. Ça fait une différence ».
Ce travail mental a été mis à l’épreuve comme jamais auparavant, le printemps dernier, quand TMU a disputé un match des quarts de finale qui a nécessité cinq périodes de prolongation, un record, à la Coupe universitaire de U SPORTS 2025 à Ottawa.
« J’ai eu l’impression que ça ne finirait jamais », a lancé Edmonds.
« Après presque sept heures de hockey, je ne trouvais pas que mon corps était si fatigué que ça. L’adrénaline m’a permis de continuer, mais j’essayais juste de ne pas me laisser gagner par la fatigue ».
Reste que dans le vestiaire, le niveau d’épuisement était palpable.
« Quelques joueurs étaient affaissés dans leur casier. Leurs corps en avaient pris un coup. Cependant, tout le monde était prêt à faire ce qu’il fallait pour l’emporter », raconte-t-il.
Quand le match a finalement pris fin, Edmonds a vécu des émotions qu’il décrirait en deux mots: joie et soulagement.
« La joie d’avoir réussi à passer au travers, et le soulagement de réaliser que c’était enfin fini », a-t-il souligné.
« Ça s’est bien terminé pour nous en ce qui a trait au résultat. »
Cette soirée historique, Edmonds la considère comme un souvenir aussi marquant qu’une autre étape importante de sa carrière, soit d’avoir représenté le Canada aux Jeux mondiaux universitaires de la FISU de 2025 à Turin, où il a remporté une deuxième médaille d’or d’affilée au profit de son pays en vertu d’une victoire de 3-1 contre la Slovaquie.
« Le fait d’y arriver en portant le drapeau canadien, c’est quelque chose que je n’oublierai jamais », dit-il.
« Plus jeune, tu regardes le Championnat mondial junior et tu rêves d’y être à ton tour. Je n’en ai pas eu l’occasion, mais reste que remporter l’or pour le Canada dans ce contexte-là, alors que ma famille était sur place, c’était vraiment spécial ».
Edmonds étudie en gestion des affaires à la Ted Rogers School de TMU et il considère qu’il a un avenir autant comme joueur de hockey que dans le milieu des entreprises.
« Je veux continuer à jouer au hockey, mais je veux aussi tisser des liens et me bâtir un réseau pour être prêt au moment où le hockey sera terminé », confie-t-il.
En dehors de la salle de classe et de la patinoire, il trouve quand même le moyen de consacrer du temps au golf et à la course motorisée — une passion qui remonte à son enfance, quand il avait fait du motocross avec son frère.
« Je me suis fracturé le bras quand j’avais six ou sept ans, alors j’ai arrêté d’en faire pas mal jeune », raconte-t-il.
« Cependant, j’adore encore regarder des courses de motocross et de Formule 1 ».
Quand on lui demande comment il définit le succès, Edmonds offre une réponse toute simple.
« Le succès, c’est se donner des défis tous les jours, ne jamais être satisfait », dit-il.
« C’est une question de travail. Les meilleurs joueurs sont ceux qui se consacrent entièrement à ce qu’ils font. C’est la même chose dans la vie, c’est le fait de travailler fort qui fait la différence ».
