L’attaquant de l’UPEI Bobby Orr trouve l’équilibre entre la vitesse, le succès et la vie étudiante
Pour l’attaquant de l’UPEI Bobby Orr, le hockey a toujours été naturel, quelque chose qui a évolué depuis les patinoires dans la cour arrière, la compétition familiale et l’amour du sport qui ont commencé dès qu’il a pu lacer ses patins.
Maintenant âgé de 22 ans, Orr a aidé à mener le hockey masculin de l’UPEI vers l’une de ses meilleures saisons des dernières années, réussissant à trouver l’équilibre entre une poussée vers les séries éliminatoires et les responsabilités d’être un étudiant-athlète.
Son parcours a commencé dans l’ouest de l’île de Montréal, où il a sauté sur la glace pour la première fois à l’âge de trois ou quatre ans. Le fait de grandir dans l’organisation des Lions du Lac St-Louis, il a laissé une marque durable, particulièrement en ayant regardé à l'œuvre les joueurs plus âgés qu’il admirait.
« Tout a commencé là », avoue-t-il, se remémorant les premiers jours qui ont façonné son amour pour le sport.
Comme plusieurs jeunes athlètes, Orr ne s’est pas concentré immédiatement sur le hockey uniquement. Il a pratiqué de nombreux sports, tentant de déterminer où étaient ses forces et sa passion. Cependant, le hockey s’est démarqué, d’une part parce qu’il est venu naturellement et d’une autre parce que c’était une affaire de famille. Son grand frère et sa sœur jouaient et leur père construisait une patinoire extérieure dans la cour arrière chaque hiver.
« Nous jouions beaucoup ensemble et nous faisions des compétitions les uns contre les autres, dit Orr. Que ce soit avec des mini bâtons ou sur la glace extérieure ».
Le foyer compétitif a aidé à faire de lui le joueur qu’il est aujourd’hui, un attaquant qui accorde de l’importance à la créativité et au rythme. Même s’il a brièvement essayé la défense durant son enfance, suivre les pas de son frère qui marquait des buts a finalement été plus attirant pour lui.
« J’ai simplement réalisé que j’aimais davantage marquer des buts », admet-il.
Sur la glace, Orr se décrit comme étant un attaquant rapide qui manie la rondelle et qui est doté d’une solide vision. Toutefois cette saison, il a mis les efforts pour devenir plus complet, particulièrement en défense.
« Je me concentre sur un jeu nord-sud », mentionne-t-il, mettant l’accent sur l’importance d’écouter les entraîneurs et de s’améliorer quotidiennement.
Cet engagement a aidé à alimenter autant ses succès individuels que l’ascension de son équipe. L’UPEI a pris un élan cette saison, obtenant une place en séries éliminatoires d’association et commençant à établir ce qu’Orr appelle une « culture gagnante ».
« Nous avons une très, très bonne ambiance cette année.
Nous sommes un groupe tissé serré et nous éprouvons simplement du plaisir... En étant concentrés chaque jour », ajoute-t-il.
Pour Orr, la transition du Québec aux Maritimes s’est faite tout naturellement. Des visages familiers de son passage dans le hockey junior ont rendu la décision plus facile et il a rapidement adopté l’atmosphère décontractée de la région.
« C’est très, très décontracté et sympathique ici et tout le monde est tellement gentil », dit-il.
Il a aussi atteint des étapes importantes au niveau personnel, cette saison. Orr a inscrit son premier tour du chapeau, un moment qu’il décrit comme étant surréel.
« C’était assez génial, honnêtement. C’est très difficile de marquer trois buts dans cette ligue », a-t-il argué.
Plutôt que d’afficher cet exploit à la maison, Orr conserve une des rondelles à l’aréna comme rappel rapide de progrès et de motivation.
« De simples petits rappels du succès », a-t-il précisé.
Comme plusieurs athlètes universitaires toutefois, le plus grand défi d’Orr ne se trouve pas seulement sur la glace. Gérer les responsabilités scolaires en plus du hockey nécessite un équilibre et une discipline soignés.
« Nous avons un horaire très occupé avec l’école et le hockey, a mentionné le joueur. C’est un peu difficile d’être à jour avec les travaux scolaires et d’aussi jouer au hockey ».
Il rend crédit à ses coéquipiers qui s’aident l’un et l’autre avec la pression, créant un réseau de soutien qui s’étend bien au-delà de la patinoire.
En tant qu’étudiant en administration à l’UPEI, Orr pense déjà à la vie après le hockey, même s’il est toujours concentré sur la saison actuelle. Il dit avoir toujours eu de l’intérêt pour l’entrepreneuriat et explorer à savoir à quoi pourrait ressembler son avenir.
« J’ai toujours voulu avoir ma propre entreprise lorsque j’allais être plus vieux », a-t-il indiqué.
Cette voie est encore une possibilité. Son père travaille dans l’industrie de la restauration et des pubs, ce qui pourrait influencer son parcours, mais Orr dit qu’il aime découvrir de nouvelles opportunités et imaginer la suite.
À toutes les étapes de sa carrière, la famille a toujours été une constante. Orr l’appelle son pilier. Ce sont des gens qui l’ont aidé à garder les deux pieds sur terre tant face aux succès qu’aux reculs.
« Ils ont toujours été là, dans les bons moments comme dans les mauvais », note-t-il.
Ce soutien façonne aussi le conseil qu’il offre aux plus jeunes athlètes souhaitant suivre un chemin semblable.
« Si vous avez un objectif et adoptez une mentalité... Je crois que vous pouvez accomplir à peu près tout ce que vous voulez dans la vie », souligne Orr.
À l’approche du Championnat masculin de hockey de U SPORTS 2026, Orr tente de garder les choses simples, se concentrant sur de petites améliorations quotidiennes et en restant dans le présent.
« J’aime prendre ça un jour à la fois. De juste être présent en tout temps », conclut-il.
