LES ENTREVUES DE LA 50E COUPE VANIER: Bill Kubas, Wilfrid Laurier (1991)
Lors de la 27e Coupe Vanier, les Golden Hawks de Wilfrid Laurier ont remporté le premier titre canadien de leur histoire grâce à une victoire de 25-18 sur les Mounties de Mount Allison devant une foule partisane de 30 191 spectateurs au SkyDome de Toronto. Bill Kubas, un quart-arrière de deuxième saison originaire de Brampton, Ont., dirigeait l’attaque des Hawks ce jour-là et avait récolté 148 verges et un touché par la passe. Trois ans plus tard, à sa dernière campagne universitaire, il méritait le trophée Hec Crighton à titre de meilleur joueur au pays.
LES ENTREVUES DE LA 50E COUPE VANIER: 1991
Une conversation avec...
Bill Kubas, quart-arrière, Golden Hawks de l’Université Wilfrid Laurier
Lors de la 27e Coupe Vanier, les Golden Hawks de Wilfrid Laurier ont remporté le premier titre canadien de leur histoire grâce à une victoire de 25-18 sur les Mounties de Mount Allison devant une foule partisane de 30 191 spectateurs au SkyDome de Toronto. Bill Kubas, un quart-arrière de deuxième saison originaire de Brampton, Ont., dirigeait l’attaque des Hawks ce jour-là et avait récolté 148 verges et un touché par la passe. Trois ans plus tard, à sa dernière campagne universitaire, il méritait le trophée Hec Crighton à titre de meilleur joueur au pays.
Quel est votre principal souvenir de la semaine de la Coupe Vanier et de votre expérience en général?
C’était spécial de réaliser que nous étions l’une des deux seules équipes à travers le pays encore en lice, l’une des deux seules équipes à pratiquer dans la neige en vue de la grande finale. C’était génial. À Toronto, nous demeurions au très luxueux hôtel du SkyDome, nous avions assisté au banquet des étoiles, nous pratiquions dans le Dome. Ce sont tous des souvenirs qui ne me quitteront jamais.
Quel est votre principal souvenir du match comme tel?
Ce fut un grand bonheur de quitter le terrain avec le ballon dans les mains et le remettre à Coach Newbrough. Et aussi d’avoir joué devant une foule en délire de plus de 30 000 amateurs.
(Note: La semaine de la Coupe Vanier de 1991 avait été mémorable pour le légendaire pilote Rich Newbrough, qui avait reçu le trophée Frank Tindall remis à l’entraîneur de l’année de l’USIC deux jours avant de mener les Hawks à la conquête de leur premier titre canadien. Il a dirigé Laurier pendant une décennie de 1984 à 1993)
Quel fut le jeu clé du match selon vous?
Il y en a eu tellement. Je me souviens surtout de la performance dominante de notre défensive et de notre ligne offensive.
(Note: La défensive des Hawks avait limité Mount Allison à 12 premiers essais et moins de 300 verges d’attaque, alors que la ligne offensive avait permis à Laurier d’amasser 232 verges au sol)
Personnellement, quel fut votre plus gros jeu ou votre plus importante contribution dans le match?
La passé de touché à Andy Cecchini après avoir roulé sur ma droite.
(Note: La passe de touché de 19 verges de Kubas à Cecchini avait augmenté l’avance des Golden Hawks à 24-4 tard au troisième quart. Cecchini, un porteur de ballon qui disputait le dernier match de sa carrière universitaire, avait été élu joueur le plus utile après avoir récolté 130 verges et deux majeurs en 22 courses, en plus de son attrapé dans la zone payante)
Est-il survenu quelque chose d’inhabituel ou hors de l’ordinaire pendant le match ou pendant la semaine?
Un diplômé de Laurier avait invité toute l’équipe à manger à ses frais au McDonald’s du SkyDome deux jours avant le match.
Les entraîneurs ont-ils changé quoi que ce soit dans la routine habituelle en préparation pour le match?
Nous étions très décontractés tout au long de la saison et cela s’est poursuivi pendant la semaine de la Coupe Vanier. Nous avions même un bâton de baseball et une balle sur le terrain et nous nous amusions à essayer de frapper des circuits et aussi à atteindre le toit à l’aide de notre machine automatique.
Comment avez-vous réagi - personnellement ou en tant que groupe - au stade et à la foule?
La foule nous a beaucoup inspirés. Nous avions également joué dans le Dome la semaine précédente lors de la Coupe Churchill et, après avoir tiré de l’arrière par 22-3 à la mi-temps, nous avions effectué une remontée pour battre Queen’s 42-22. Je crois que cette expérience nous a aidés à connaître un bon départ à la Coupe Vanier.
(Note : Laurier menait 11-0 après le premier quart lors de la Coupe Vanier de 1991 suite à un simple, un placement et le premier touché du match de Cecchini, sur une course d’une verge)
Quels sont vos souvenirs des célébrations d’après-match sur le terrain et/ou dans le vestiaire?
Je me souviens d’entrevues avec des personnalités de TSN, l’interaction avec les partisans, les célébrations avec nos familles et nos coéquipiers, et bien sûr du moment où nous avons soulevé la Coupe Vanier pour la première fois dans l’histoire de notre programme.
Quels sont vos souvenirs du voyage de retour?
Nous étions gonflés à bloc. Il n’y avait pratiquement pas d’autos devant nous sur la 401, mais tout un convoi derrière nous. Nous avons fait joué Stompin’ Tom à tue-tête jusqu’à la maison. Ce fut le plus beau voyage en autobus de ma vie.
Quelle fut la réaction sur le campus à votre retour?
Fantastique... à partir du moment où tout le monde est revenue du match! Je crois que chacun des 4000 étudiants de notre université étaient au SkyDome. Le campus a vibré pendant des semaines.
À l’époque, comment cette victoire à la Coupe Vanier a-t-elle changé votre quotidien?
Je ne crois pas que cette victoire ait changé ma vie. Nous avions une équipe confiante, mais humble.
Quel impact cette conquête de la Coupe Vanier a-t-elle eu sur la saison que vous avez connue trois ans plus tard, alors que vous avez mérité le trophée Hec Crighton?
Les honneurs d’équipe sont beaucoup plus gratifiants que les honneurs individuels. Je suis fier de mes réalisations individuelles, mais j’aurais volontiers échangé mon trophée Hec Crighton pour une autre Coupe Vanier.
Le fait de devenir la première équipe de Laurier à remporter la Coupe Vanier revêtait-il une signification particulière?
Nous étions vraiment fiers. Laurier avait une de très bonnes équipes avant nous, qui étaient venues bien prêts. Quand nous avons gagné en 1991, c’est comme si nous avions gagné pour tous les joueurs qui étaient passés avant nous.
À quelle fréquence vous remémorez-vous cette victoire à la Coupe Vanier?
J’ai ma bague de la Coupe Vanier au bureau et, quand j’y jette un coup d’œil, je me souviens à quel point nous avions travaillé fort pour atteindre notre objectif. Cette Coupe Vanier a uni les membres de l’équipe de 1991 pour la vie.
Dans quel domaine avez-vous étudié à Laurier et dans quel domaine avez-vous travaillé par la suite?
J’ai obtenu un baccalauréat en éducation physique et je travaille depuis 20 ans dans la vente de produits de haute technologie.
