Les Thunderbirds comptent profiter de l’élan que prendra le soccer cet été pour la tenue du Championnat de U SPORTS cet automne
La Coupe du Monde de la FIFA 2026 est maintenant amorcée, alors qu’une des plus grandes compétitions sportives de la planète bat notamment son plein à Vancouver et vient lancer un extraordinaire été de soccer un peu partout en Amérique du Nord. Sept matchs sont au programme au Stade BC Place du 13 juin au 7 juillet, tandis que le tournoi dans son ensemble s’est mis en branle le 11 juin à Mexico et se terminera le 19 juillet au moment où la finale de la Coupe du Monde sera présentée dans le New Jersey.
Non seulement est-ce à Vancouver que se trouve le camp de base officiel de l’équipe nationale canadienne, c’est au Centre national de développement du soccer sur le campus de l’UBC que les joueurs canadiens s’entraîneront. Ces installations étant déjà le domicile de l’équipe première des Whitecaps FC de Vancouver ainsi que des équipes de son académie, de même que des championnes en titre de la Super Ligue du Nord, le Rise FC de Vancouver, la présence temporaire de l’équipe nationale senior masculine vient renforcer le statut de l’UBC à titre de plaque tournante pour le soccer ici en Colombie-Britannique.
Et puisque le campus est aussi le domicile des équipes masculine et féminine de soccer des Thunderbirds de l’UBC, deux formations qui connaissent beaucoup de succès, l’année faste pour le soccer à Vancouver se poursuivra quand le Thunderbird Stadium sera le théâtre du Championnat féminine de soccer de U SPORTS 2026 du 12 au 15 novembre, en espérant que la Coupe du Monde servira de tremplin pour un niveau d’engouement sans précédent à l’endroit de ce sport, et ce, autant dans la ville qu’ailleurs au pays.
« La présence de l’équipe canadienne à Vancouver pour la majorité de ce qui sera, on espère, un long parcours à la Coupe du Monde représente quelque chose d’exceptionnel et on peut voir le niveau de fébrilité qui prend de l’ampleur en ce début du mois de juin avec les séances de visionnement et les différentes activités, a déclaré l’entraîneur-chef de l’équipe féminine de soccer de l’UBC Jesse Symons. De plus, il y a d’excellentes équipes nationales qui s’en viennent et le fait d’avoir sept matchs ici permettra à notre région de se sentir partie intégrante du tournoi pendant un bon moment ».
« C’est tellement emballant d’avoir une des compétitions sportives les plus prestigieuses au monde chez nous, a ajouté Sienna Gibson, milieu de terrain de l’équipe féminine de soccer de l’UBC qui est née à Vancouver. Je me souviens du passage de la Coupe du Monde Féminine ici en 2015, l’ambiance était électrique et même si j’étais jeune, je savais que ça représentait une occasion unique de pouvoir regarder les joueuses de premier plan et toutes ces légendes de la FIFA qui étaient venues ici ».
Un peu plus d’une décennie plus tard, la jeune fille de huit ans qui avait regardé le Canada jouer en 2015 représente maintenant son pays avec l’équipe nationale junior. Le principal fait d’armes de Gibson (jusqu’ici) est survenu l’été dernier, quand elle a trouvé le fond du filet dans la victoire du Canada contre le Mexique en finale du Championnat féminin U20 de la CONCACAF 2025.
Après avoir enfilé l’uniforme de l’équipe canadienne à maintes reprises — notamment la semaine dernière à l’occasion de deux matchs amicaux de catégorie juvénile — Gibson espère maintenant faire partie de la formation qui disputera la Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA en septembre. À travers tout cela, le fait d’enfiler l’uniforme rouge et blanc l’a motivée encore plus à vouloir tout faire pour réaliser son plein potentiel.
« Représenter son pays, peu importe à quel niveau, est un honneur et un privilège. C’est tellement emballant de pouvoir jouer avec certaines des meilleures joueuses de la même catégorie d’âge au pays et contre les meilleures joueuses de la même catégorie d’âge dans le monde, c’est quelque chose dont rêve toute fille qui se passionne autant pour son sport.
« Ça montre à quel point l’engagement, le dévouement et le temps que tu y consacres peuvent porter ses fruits au bout du compte, et ça me motive à continuer à travailler. C’est aussi un hommage à tout le monde qui m’a soutenue en cours de route — comme ma famille, mes entraîneurs, mes coéquipières et mes amis. Je joue aussi pour eux et c’est quelque chose qu’il ne faut pas tenir pour
acquis ».
Sophie Harrison éprouve à peu près les mêmes sentiments, elle qui est la recrue de l’année en titre dans l’Association Canada Ouest et qui fait partie du programme jeunesse de l’équipe d’Angleterre, s’étant notamment alignée avec les Jeunes Lionnes au Championnat féminin U17 de l’UEFA 2024 en Suède. Là-bas, l’Angleterre a fini au premier rang de son groupe en vertu d’une fiche de 3-0 avant de l’emporter contre la Pologne et ainsi se qualifier pour la finale, où les Anglaises se sont inclinées devant les Espagnoles.
« C’est sûr que c’était un grand moment de fierté pour moi d’avoir été sélectionnée, j’étais emballée à l’idée de pouvoir représenter mon pays, a indiqué Harrison. Tu en rêves depuis que tu es toute jeune, puis ce rêve se réalise… l’Euro a été une expérience formidable, j’ai pu jouer avec des joueuses formidables et apprendre des meilleures, et les conseils des entraîneurs étaient évidemment extraordinaires ».
Après avoir pu regarder les matchs depuis les gradins quand l’Angleterre a organisé le Championnat d’Europe féminin de l’UEFA en 2022, Harrison pourra maintenant être aux premières loges pour suivre le tournoi de cet été à Vancouver après avoir complété sa première saison au Canada avec les Thunderbirds.
« Je vais être sur place quand ça va avoir lieu ici, alors c’est vraiment cool, a-t-elle affirmé. J’espère aller dans quelques-uns des zones de partisans à Vancouver et regarder tout ça sur l’écran géant… Quand nous avons eu l’Euro féminin en Angleterre, j’ai assisté à la finale. Quand tu es le pays hôte, il y a une effervescence et une énergie que tu ne peux pas avoir autrement. Alors ça va être intéressant de voir le buzz qu’il va y avoir pendant le tournoi.
« Évidemment, je vais encourager l’Angleterre, mais il va aussi y avoir une place dans mon cœur pour le Canada », a-t-elle ajouté en riant.
Les T-Birds comptent aussi plusieurs autres joueuses qui ont un certain niveau d’expérience à l’échelle internationale, notamment Sophia Ferreira avec l’équipe nationale U-23 du Portugal et Heike Clarke avec l’équipe nationale senior de la Guyane, ce qui fait que le programme est vraiment devenu un creusetd’athlètes de différentes origines, à l’image de ce qu’on voit à la Coupe du Monde.
« Je trouve que c’est une belle occasion pour notre équipe, a déclaré Symons en faisant allusion au déroulement du tournoi dans leur propre cour. Nous avons plusieurs joueuses de l’extérieur qui vont rester à Vancouver cet été pour vivre l’expérience de la Coupe du Monde. C’est l’occasion d’une vie et elles vont en profiter au maximum en allant à des séances de visionnement et à des matchs.
« Elles sont vraiment contentes de pouvoir vivre ce genre d’expérience, c’est une façon d’inviter le reste du monde à voir notre ville, mais aussi d’agir comme ambassadrices pour notre pays. Les filles vont s’impliquer activement pour faire du réseautage et tisser des liens, c’est une belle occasion de faire du soccer le sport officiel de la ville dans les prochains mois ».
Les Thunderbirds comptent tirer profit de cet élan et d’en prolonger les retombées jusqu’au Championnat féminin de soccer de U SPORTS en novembre, alors que l’UBC cherchera à venger sa défaite de l’automne dernier en finale nationale aux mains des Carabins de Montréal. Après avoir connu une série de succès qui comprend deux titres nationaux, deux titres d’association, une séquence record de 42 victoires de suite et une saison 2025 dans l’Association Canada Ouest où l’équipe n’a pas accordé un seul but, les joueuses et les entraîneurs voudront maintenir le même niveau d’excellence en 2026.
« Nous voulons toujours batailler pour nous faire une place aux championnats nationaux, et étant donné que ce sera chez nous cette année, évidemment nous nous qualifions automatiquement, mais ce n’est pas une excuse pour accepter les demi-mesures, a souligné Gibson. Après avoir vu les championnats nationaux de rugby féminin, et tout le soutien qu’elles ont obtenu et à quel point l’ambiance était formidable, nous voulons jouer devant le même genre de foule et l’emporter devant nos partisans. Ce serait formidable de pouvoir y arriver et nous voulons montrer à tout le monde que les joueuses de l’équipe de l’UBC sont des battantes ».
« Ce sera sur un seul site, dans un seul stade, tu commences en quarts de finale dès le départ alors tu te retrouves tout de suite en phase éliminatoire, a noté Symons. Nous avons eu la chance ces trois dernières années de nous rendre jusqu’en finale, en espérant que nous pourrons y arriver encore une fois cette année en tant qu’hôtes, même si évidemment il va y avoir sept autres équipes qui vont batailler pour obtenir le même privilège.
« Nous sommes emballées à l’idée de poursuivre dans la foulée de la tenue de la Coupe du Monde dans notre ville et nous espérons que les gens vont vouloir voir les meilleures équipes universitaires au pays du 12 au 15 novembre au Thunderbird Stadium ».
Afin de bien se préparer pour la saison qui s’en vient dans l’Association Canada Ouest, les T-Birds seront en mode international au mois d’août quand elles se rendront en Espagne et au Portugal. Là-bas, elles relèveront le défi d’affronter des équipes professionnelles dans ces pays.
« Nous voulons que nos joueuses se retrouvent dans des environnements où elles vont apprendre, progresser et poser des questions, a expliqué Symons. Ce que j’espère, c’est que notre équipe puisse apprendre, évoluer et comprendre une différente façon de jouer, et apprivoiser une dynamique différente dans un endroit où il fait chaud et où le paysage est magnifique.
« Nous sommes emballés à l’idée de voyager et de disputer des matchs internationaux, c’est une façon de faire que non seulement notre programme aime préconiser, mais les autres programmes de l’UBC aussi. Nous sommes prêts à bien représenter l’UBC à un aussi haut niveau contre quelques-uns des meilleurs clubs au monde au Portugal et en Espagne ».
Tout cela fera partie d’un tourbillon d’activités de plusieurs mois au soccer, qui a commencé le 11 juin quand le Mexique a affronté l’Afrique du Sud dans le cadre de la Coupe du Monde de la FIFA 2026 et qui s’étendra jusqu’à la finale du Championnat national de soccer féminin de U SPORTS qui aura lieu le 15 novembre à l’UBC, alors que les Thunderbirds viseront de soulever le trophée pour la 10e fois dans l’histoire du programme.
